J'avais pour amis un couple de pharmaciens, dont l'officine était très ancienne et très belle.
Elle m'a inspirée quatre toiles, dans mon style de l'époque, humoristique et "chaleureux"
Celle-ci est "L'armoire aux poisons" qui était le coffre fermé à clé où l'on déposait tous les médicaments dangereux, surtout la morphine. Cela m'a amusée d'y installer quelques aphrodisiaques
Elle s'appelait LA PHARMACIE DE LA TÊTE D'OR", en raison de la proximité du Parc du même nom, parc zoologique (qui vient de se transformer en plaine pour des animaux en semi-liberté) .
Lui, René Déroudille, haut en couleur, grande voix, défenseur très engagé de l'Art Contemporain, mais fin connaisseur en matière de peinture, à laquelle il avait voué une partie de sa vie. Elle, Mimi, petite, fine, animée de la même passion, qui nous recevait pour de délicieux repas "d'artistes" très animés.
Une toile, "le couple" leur rend hommage :
Dans ce lieu sévère et un peu mystérieux, il m'a plu de faire sortir de portes entr'ouvertes, de belles dames timides et audacieuses :
D'où vient-elle où va-t-elle ?
Le coquelicot sert à faire de délicieuses pastilles contre la toux
La pharmacie était sise Place Juliette Récamier.
En hommage à cet homme généreux et d'un grand talent, elle est devenue il y a quelques années la "Place René Déroudille", sur laquelle débouche la Rue Juliette Récamier, appelée familièrement dans le quartier, la rue Juliette....... pour mon plus grand bonheur et honneur.
Non, jamais, et même si le sujet m'intéresse, il ne m'est jamais venu d'images à l'esprit....maisd pourquoi pas après toutAmitiés
C
claude
14/02/2007 15:14
Je regarde tous tes tableaux avec admiration, je suis béate. <br />
Tu es une artiste accomplie, tout en finesse et délicatesse. Comment ne pas t'aimer dans tout ce que tu représente. Quel talent!<br />
Te serre dans mes bras.
Quel délices tes articles,tes mots sont doux et franc, ta peinture est charmante, prenante.J'aime vraimment beaucoup.Je te dis sincérement, à bientôt.Christophe.
mercu missmio, je vais continuer....bientôt à raconterAmitiés
P
Pascal Perrot aka Poetic Gladiator
02/02/2007 18:56
Cette manière de mêler l'incongruité régénérante de femmes-fleurs aux espaces du quotidien, la froideur du fonctionnel à la chaleur corporelle me fait irrésistiblement penser aux toiles de Delvaux. Ce qui pour moi est un beau compliment..
Bien sûr, Pascal, c'est un compliment, on m'en a parlé, comme de Léonor Fini ou Balthus....Il y a des façons de s'exprimer qui se rapprochent les unes des autres, sans qu'il y aitdésir de le faire.Il y a des familles de peintres.Ce sont des toiles anciennes, par la suite, quand je vous montrerai les périides suivantes, vous verrez l'évolution du peintre au travers des circonstances dramatiques de l'existence.Merci de ta visite