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mon parcours personnel vu au travers de mes peintures, à la fois journal intime et mini-galerie

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LE CHAGRIN DU DEUIL





Le chagrin du deuil, en fin de compte, est un état qu’aucun de nous ne connaît avant de l’avoir atteint.
Nous envisageons, nous savons) qu’un de nos proches pourrait mourir, mais nous ne voyons pas au delà de ses quelques jours ou semaines qui suivent immédiatement cette mort imaginée. Même de ces quelques jours ou semaines, nous nous faisons une idée erronée. Nous nous attendons peut-être si la mort est soudaine, à ressentir un choc. Nous ne nous attendons pas à ce que ce choc oblitère tout, disloque le corps comme l’esprit.Nous nous attendons peut-être à être prostrés, inconsolables, fous de chagin. Nous ne nous attendons pas à être littéralement fous, à être la cliente pas difficile qui croit que son mari va bientôt revenir et avoir besoin de ses chaussures. Dans la version du deuil que nous imaginons, le principe sera celui de la « guérison .
C’est un mouvement vers l’avant qui prévaudra. Ce sont les premiers jours qui seront les pires.  Nous imaginons que le moment le plus éprouvant sera l‘enterrement, après quoi interviendra une hypothétique guérison. Quant nous songeons à l’enterrement  nous craignons de ne pas « y arriver », être à la hauteur, faire preuve de cette « force » qui entend-on dire invariablement est la réaction appropriée face à la mort. Nous nous attendons à devoir rassembler notre courage pour ce moment : serai-je capable de saluer les gens, serai-je capable de quitter la scène, serai-je même capable de m’habiller ce jour-là ?
Nous n’avons aucun moyen de savoir que ces questions  ne se poseront pas ; que les funérailles en elles-mêmes seront un événement anodin, une sorte de régression narcotique que nous traversons  enveloppés dans l’attention prodiguée par les autres, dans la gravité et le sens de l’instant.
Pas plus que nous ne pouvons avoir conscience à l’avance (et c’est là que réside la différence essentielle entre le deuil tel que nous l’imaginons et le deuil tel qu’il est vraiment) de l’absence infinie qui s’ensuit, le vide, l’exact opposé du sens, la succession interminable de ces moments où nous serons confrontés au contraire même du sens, à l’absurdité.



Joan Didion
« L’année de la pensée magique »
Grasset



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I
Je les ai connus ces moments, ce vide, et quand on croit qu'il se comble, une pensée et il s'ouvre un nouveau
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J
<br /> C'est pour tous ceux et celles qui sont passés par ce chemin du deuil, que j'ai mis ce passage du livre<br /> <br /> <br />
J
Ca se passe de commentaires (même si j'en mets un^^), je trouve tout ça très juste et représentatif de ce qu'on ressent.<br /> <br /> Bises
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J
<br /> Oui, c'est un beau texte extrait d'un livre très prenant<br /> Bises<br /> <br /> <br />
A
Nous n'avons aucun moyen de savoir<br /> Mais il ou elle nous tient la main<br /> Et nous marchons encore ensemble<br /> Vers son lointain.<br /> <br /> Je t'embrasse fort<br /> Arthi
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J
<br /> C'est le sentiment que j'ai toujours.... elle ne m'a pas quittée<br /> On se comprend<br /> Bises tendres<br /> <br /> <br />
A
Je t'invite à lire mon article d'aujourd'hui, puisse-t-il adoucir ta peine.
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J
<br /> Merci ABC, o, finiy par vivre paisiblement avec sa peine<br /> <br /> <br />
E
Ce texte est si vrai...<br /> Je t'envoie un petit poème:<br /> <br /> Je n’ai plus que des mots<br /> <br /> Des mots jetés au travers de la page<br /> Dentelle improbable<br /> Puzzle en transparence<br /> Au-dessus de la béance<br /> <br /> Etincelles de papier<br /> Pour conjurer le vide<br /> La brûlure insondable<br /> Du noir brasier de la douleur<br /> <br /> L'horreur de la douleur finit par moins nous torturer... Non, l'on n'oublie pas... On vit avec, et si l'on a la chance on revit, comme après un tsunami... Ce n'est plus la même vie, c'en est une autre...Et il faut tout réapprendre, même les choses les plus simples....Et l'on porte toujours l'autre en soi...<br /> <br /> Avec ma profonde amitié
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J
<br /> Merci Eleonor, tu as compris avec délicatesse<br /> Tu es dans la vérité<br /> <br /> <br />