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  • : Le Monde de Juliette
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  • : mon parcours personnel vu au travers de mes peintures, à la fois journal intime et mini-galerie
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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 11:35

 

  dufy-copie-1.jpg

                                                                             Le quintette de Dufy

 

 

Le premier violon d’un coup d’archet impérieux  donne le départ.

Les mains de la pianiste voltigent sur les notes noires et blanches, elle garde le dos très droit et on sent la concentration de son regard intériorisé, elle n’a pas besoin de suivre les notes, toutes sont inscrites en elle, et sortent une à une ou en groupe serrée , mais toujours légères..

La violoncelliste fait vibrer à l’unisson les cordes de son instrument niché entre ses jambes comme un amoureux transi.

Elle en tire des sons graves et profonds que le second violon, reprend en sourdine dans un écho tendre.

Le premier violon s’est tu, laissant les trois instruments chanter, puis leur mélodie devient plus douce lui laissant élever un chant triomphant, vertigineux, heureux.

La pianiste a reposé ses doigts sur ses genoux, à l’écoute……

ses mains s’élèvent, effleurent les notes en un arpège aérien que reprennent ses compagnons.

C’est un unisson tendre, qui devient plus vigoureux , plus passionné et se termine en une apothéose de sons et de regards heureux tous perdus dans une empathie chaque soir renouvelée.

 

J’écoute ce chant, il dit répète et prolonge la passion de mon âme, de mon corps troublé.

 

Juliette

 

 

Pour Mille tune


 

 

 

 

 

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 09:37

 

Botanica

 

Hommage poétique et extraverti à Dame Nature .

Monde improbable, jeux d’ombres et de lumières

Illusions d’optique....

 

MOMIX 3413

Où sommes-nous ?

Dans un tableau animé de Bosh, avec ses étonnants personnages, ses scènes cruelles et inquiétantes, images de l’enfer…..

Faune et  flore étranges, bestiaire inquiétant,

 

MOMIX 1409

 

 


Intrusion dans le monde Dali….

Imprégné d’une musique fantasmagorique.

 

MOMIX 2411

 

 

Spectcle donné actuellement à  :  À LA MAISON DE LA DANSE DE LYON

 

 

JULIETTE

Fan de Dnse Contemporaine


 


 


 

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 00:28


                                             james Thierrée


"RAOUL

Homme sans fond ni couvercle. Seule la solitude connaît sa mélodie. Son espace, son temps se remplit de ce qu'il est.... et de ce qu'il n'est pas, car personne ne le regarde. Sauf au théatre.
Désir, rage, peurs, pirouettes,vertiges, murmures et barissements se côtoient dans cette boite que Raoul- Pandore ouvrit dans un excès de curiosité.
Je voudrais créer un personnage théatral dans le sens noble du terme, donc intemporel.. Peinture craquelée d'une renaissance. Férocité humaine, Créatures bienveillantes. Combats singuliers.
Raoul, les doigts crispés sur la rive n'attend qu'un signal.... pour partir à la dérive."


C'est ainsi que James Thierrée présente son spectacle : RAOUL.

C'est un délire de sons, de mouvements, de courses, de fuites, d'apparitions, de disparitions, dans un décor grandiose et absurde, qui s'écroule et se recrée, peu à peu sous les coups absurdes  et les caprices démentiels d'un personnage chaplinesque, plus Chaplin que son modèle, Chaplin à la puissance 10 : Raoul

Des animaux fabuleux, inquiétants et débonnaires, vaporeux et fantomatiques, surgissent dans son monde, accompagnés d'une petite musique attendrissante et grinçante ou de sons somptueux.

On quitte le spectacle ravis, rieurs, complices, applaudissant jusqu'à se brûler les mains, ce personnage, James-Raoul, timide, modeste et ému de tant d'amour qu'il a su donner et recevoir.

Juliette

À la Maison de la Danse de Lyon, le 15 Septembre 2009.
(Je suis un peu en retard pour vous en parler, mais le souvenir en est toujours aussi vif et heureux)


                                            le fabuleux décor




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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 09:06


Pour moi, il n'y a QU'UN OPÉRA C'est PELLÉAS ET MÉLISANDE de Claude DEBUSSY

J'en connais chaque note, chaque passage. je l'ai 4 fois en DVD, 6 fois en CD, je l' considère comme un joyau de la musique d'opéra.

Voici un article "anonyme" qui vous parlera mieux que moi  :



"Les vestiges du soir
Samedi soir à l’Opéra Bastille pour une splendide représentation de Pélléas et Mélisande, mise en scène par Robert Wilson avec, dans les rôles titres, le baryton Simon Keenlyside et la soprano Mireille Delunsch.

Merveille d’une musique dont les volutes discrètes envahissent tout comme la fumée d’un incendie qui couve, incendie au foyer incertain, impossible à circonscrire… A l’ambiguïté des personnages, à leur incapacité de dire les sentiments contradictoires qui les rongent, font écho les jeux d’ombre et de lumière, l’eau pure des fontaines et la source croupissante des gouffres : enfants perdus au creux des fissures d’une vieille citadelle, les amants se vouent à leur perte comme à un noir dessein qui lentement les aspirerait et auquel, étrangement, ils cèdent sans résistance. Le royaume d’Arkel n’est finalement qu’un empire de la mort : son maître, que fascinent la fraîcheur et l’innocence de Mélisande, emportera l’épouse du malheureux Golaud, violent et jaloux, dans les demi-pénombres d’un trône vermoulu, entouré de fantômes, perclus de remords et de mauvais instincts.

La musique de Debussy évoque l’inexprimable ; la mise en scène suggère plutôt qu’elle ne montre, conjuguant des décors minimalistes, des costumes hiératiques et sobres, et un jeu d’acteurs qui tient davantage de la pantomime que du théâtre. Parfois, surgit la beauté, incandescente et pure, comme dans la première scène du troisième acte où Pelléas, dissimulé sous un saule, se berce du chant mélodieux de la princesse : « mes longs cheveux descendent jusqu’au seuil de la tour, mes cheveux vous attendent tout le long de la tour,… ». La douce mélopée captive le jeune homme comme plus tard ses bras enserreront, en une étreinte violente et sensuelle, l’épaisse chevelure de Mélisande. Ce fut un moment de magie véritable : dans l’immense salle, pas un chuchotement, pas un éternuement, pas un souffle ne vinrent troubler l’étrange récitation aux accents médiévaux."

(anonyme de talent)
  critique confiée par Arthémisia

Pour coir et écouter cet Opéra, se rendre sur :
http://www.youtube.com/watch?v=kfCwgy16gFU&feature=related
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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 19:03


rideaux-Mth.jpg

Symphonie  n°3 de Camille Saint-Saens
OP 78 avec Orgue (Cavallier-Cohl)




Voix innombrables des violons, puissantes des violoncelles,
sombres des contrebasses, en chants majestueux,
volent au dessus de la foule silencieuse, fascinée.
La vaste voix de l'orgue, en sa magie puissante
enveloppe les âmes d'un bonheur partagé
Concert où tous les instruments s'unissent
en une merveilleuse harmonie
et chaque note en une poèsie !

Juliette

 
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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 17:20

HIER soir,
Ballet CULLBERG à la MAISON INTERNATIONALE DE LA DANSE DE LYON.

Les ballets CULLBERG, créés il y a 30 ans, et dirigés actuellement par Johan Inger nous ont proposé deux spectacles :

END du chorégraphe : Sidi Larbi Cherkaoui

Le thème est celui du voyage, du départ vers un ailleurs.
Un Homme arrive, traînant avec lui un capharnaüm d’objets usuels , il les abandonne en s’écroulant de fatigue, il vient de loin.

Il commence à investir son nouveau domaine pendant que passent dans le lointain les ombres épuisées d’autres errants.
Ils s’arrêtent, font connaissance,timidement, joyeusement comme de jeunes êtres sans soucis du lendemain.
L’Homme lui, les ignore et commence à reconstruire une maison, dans laquelle il incorpore petit à petit tous les objets.

Le groupe s’affronte dans un combat violent (karaté), avec des hurlements, des cris.
Puis la paix se fait, ce sont les femmes qui commencent à parler et à expliquer : Dieu, la Création, le Foi, le Don de soi, dans un ballet de gestes et de voix paisibles et bons, ils s’invitent chez  l’Homme dans la maison où brille une lumière, parlent joyeusement, écoute de la musique.

Ils ont recréé une société.

Mais une femme parvient jusqu’à eux en se traînant et en geignant, elle a un bébé qu’elle laisse devant la porte en mourant.
Tous se précipitent, prennent l’enfant qu’ils se passent avec des murmures joyeux et émerveillés, . L’homme le garde dans ses bras.
La  tribu recomposée détruit la maison et emporte les épaves éparses.


Leur Société se disperse………et disparaît

Sur une Musique Traditionnelle de Georgie,  accompagnée d’explosions, de passage d’avions inquiétants d’une guerre proche, « dansé » avec talent et conviction, c’est un très beau ballet, au sens humain et profond de l’éternelle histoire des hommes créant et détruisant leur civilisation .

Je ne dirai rien du second ballet : BLANCO de Johan Inger, après ce beau moment il m’est apparu (et pas seulement à moi) assez vide et incompréhensible..
Ce qu’en dit le chorégraphe :
« Blanco est situé dans une dimension de tensions qui résident entre libertés et contraintes.
Les contraintes vous forcent à vous redéfinir vous-mêmes ; je tente ainsi une sorte de purification »




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14 août 2006 1 14 /08 /août /2006 09:30


AU MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE LYON


Trois expositions de photographies :

BETTINA RHEIMS : 140 photographies, construites comme des tableaux.
La première salle nous propose des photographies géantes  en noir et blanc d'actrices, de femmes nues ou demi-dénudées, charmeuses, désirables, fatales
Deuxième salle, ce sont des photos, dominante rose, couleur chair, très provocantes, chargées de fausse innocence.
Troisième salle, noir et blanc de nouveau : animaux, surtout une très belle colombe balnche, sur fond blanc, on ne perçoit que les yeux sombres.
Sujets divers, très humains, pauvre vestiaire d'un centre d'entr'aide pour aveugles.....femmes enfants aguichantes....chinoises maquillées ou nues, une seule très belle dans un vêtement rouge.....
enfin, assez iconoclaste : la cène, crucifixion très réaliste, une piéta avec un mannequin sur les genoux, la nativité :  simplement une  femme enceinte.

On n'en sort émue, rêveuse et éprouvée par l'excès d'humanité, le regard sans défaillance d'une femme sur l'être vivant, sans complaisance et plein d'humour froid,  mais pourtant d'une grande sensibilité envers monde vivant.

Deuxième étage : KADER ATTIA

On est accueilli dans une salle très sombre, simplement quelques paillettes lumineuses, un mannequin derviche tourneur, des corps recroquevillés dans l'ombre, on les frôle avec un peu de crainte.

Changement de décor dans la deuxième salle : une centaine de réfrigérateurs de toutes tailles, peints de fenêtres, imitant parfaitement une grande ville américaine.

Une salle où des carcasses de parapluies figurent des araignées géantes courant sur le sol, les murs, assez impressionnant, les fenêtres sont cadenassées de menotes.
Impression un peu étouffante sur notre monde fermé, inquiétant, cadenassé.

Troisième étage : JOHN BALDESSARI

Composition pour violoncelle et voix
Photographies noir et blanc) d'un violoncelle géant, et de visages (tous de grande dimension) d'acteurs ou d'inconnus (sourires, cris, grimaces), placés en fonction de la direction de leur regard, crée effectivement une complicité froide entre eux.

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21 juillet 2006 5 21 /07 /juillet /2006 15:39



Quittant la place laide, sombre et bruyante, nous sommes montées par l'escalier de pierre blanche de l'ancien Monastère que fut le Palais St Pierre, mainternant Musée des Beaux-Arts.



Nous passons sous la voute sombre et pénétrons dans un jardin ensoleillé, calme, seuls quelques visiteurs paressent sur des bancs. De centaines d'oiseaux pépient dans les arbres. Le bruit de la ville a disparu comme par enchantement. C'est un autre monde.

Justement nous venons pour une Exposition d'oeuvres de Géricault : LA FOLIE DU MONDE. Elle est centrée autour de trois tableaux dont l'un appartient au Musée, sur la Monomanie :
La monomanie de l'Envie
La monomanie du jeu
La monomanie du vol

Ces trois oeuvres sont très impressionnantes, par la folie des regards, et la douleur intérieure qu'ils expriment. Ils accompagnent les débuts de la psyshiatrie, auxquels se sont intéressés les romantiques et aussi Géricault.

Une section est réservée à La mélancolie, sous le titre "Soleil Noir". Géricault, lui-même, en souffrait, et a su la représenter dans un très sensible portrait de Laure Bro, qui exprime une tristesse profonde.

Une autre consacrée au "Naufrage", présente de nombreuses esquisses ou travaux préparatoires, concernant le "Radeau de la Méduse".

Enfin : l' "Enfance Rebelle" est remarquable par l'intensité des regards, graves ou peureux,la disproportion des visages et des corps et entraîne une réflexion anxeuse sur  l'enfance .



Je ne vous citerai pas les dix autres sections, toutes intéressantes. Je soulignerai l'intérêt qu'a suscité en moi la qualité des dessins et esquisses, au crayon, à l'encre ou à la sanguine, qui donne vie à l'oeuvre de ce peintre mort si jeune. à la suite d'un accident de cheval.
Il leur a d'ailleurs donné une part importante dans son oeuvre, et là aussi nous avons pu apprécier les dessins de bêtes splendides, aux muscles puissants.

A voir absolument avant le 31 Juillet


A voir absolument, avant le 31 Juillet


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5 juillet 2006 3 05 /07 /juillet /2006 18:06






LE VOL DE LINDBERG
du 24 Juin au 4 Juillet 2006
Musique de KURT WEIL,  livret de Berthold BRECHT
“Pièce didactique radiophonique”

Un reportage en quinze étapes du premier vol de Lindbergh au-dessus de l’Atlantique, ses luttes contre le brouillard et la neige, ses pensées, son arrivée. C’est un combat de l’homme contre la nature et contre lui-même, le récit d’une conquête, celle de l’espace aérien et “celle d’un nouveau savoir arraché au domaine de l’ignorance”

Une oeuvre rare, une musique qui se souvient de Bach et Haendel, d’un style pur et dépouilé.
                                                                      
Le rideau se lève. Une rangée de choristes, hommes et femmes, assis sur le devant de la scène. Ils se lèveront par groupe pour décrire les quinze moments de la traversée.
Ils sont habillés de gris et d'un rose grisé pour les femmes, robe mode 1920.
Lindberg, grand, habillé d'une tenue d'aviateur de l’époque, beige, avec le “casque”.Le fond est très sombre.
 Il monte dans ce qui est sensé être l'avant d'un avion avec hélice.
Au fur et à mesure de la "traversée", l'avion se déplace de la gauche vers la droite. Derrière sont projetés une carte de l'Amérique,, puis de l'Europe, un point rouge signale la position de l’avion.
Les quatre moments dramatiques principaux sont la tempête sur l'océan, l'orage, magnifiquement rendu, puis le sommeil, et l’arrivée triomphale au Bourget. Ils sont figuréz par des projections très saisissantes , surtout celle de l'orage.
Le récitant d’une voix métallique de speaker de l’époque, décrit le vol, en quinze “stations” .
Le tout accompagné, suivi, soutenu  par la musique de Kurt Weil, très caractéristiques par sa violence et  ses dissonances.

 “Mille ans durant rien qui ne chût
 Du haut vers le bas hormis l’oiseau.
Aucune pierre, si antique soit-elle
Ne porte témoignage d’un homme
Qui ait volé à travers l’espace.
Mais nous nous sommes élevés.
Vers la fin du deuxième millénaire
De notre ère S’est élevée notre naïveté d’acier,
Montrant ce qu’il est possible de faire
Sans nous laisser oublier
Ce qui n’est pas encore atteint:
C’est ce à quoi ce rapport est dédié. “

A noter : le texte est en allemand, langue maternelle de Brecht, qui rappelle sinistrement l’engagement le Lindberg auprès des nazis.
A partir de 1950, l’Opéra (datant de 1929) a été titré “Vol au dessus de l’océan”, pour cette raison.


LES SEPT PÉCHÉS CAPITAUX

“Anna I et Anna II, sœurs jumelles, voyagent dans les grandes villes des Etats-Unis pour gagner l'argent nécessaire à la construction d'une maison familiale. L'une est pleine de bon sens, l'autre brûle sa vie. Dans leur parcours urbain, en sept étapes, sept péchés, on apprend que le vice peût-être vertu et la vertu vice”.

Décor très différent du précédent : sur un fond sombre quatre chanteurs (en pantalon court bavarois) sont installé sur une tribune: deux ténor, un baryton, une basse.
Sur le sol des tissus rouge, noir, blanc.
Mis en scène par Maguy Marin, défilent les sept péchés capitaux, chanté par Anna I (Cathy Polo, soprano), interprèté par une danseuse.(Maguy Marin) et quatre danseurs.
La chorégraphie, violente, débridée, colorée happe le spectateur.
Ici est posé le thème de la géméllité et de la dualité, fréquente dans l’oeuvre de Berthold Brecht.
Anna I le sens pratique, Anna II a du charme mais est un peu folle et subvertit la signification des péchés capitaux.

Le spectacle a été applaudi debout (ce qui est rare à Lyon) il faut dire que nombre de spectateurs étaient allemands).

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7 juin 2006 3 07 /06 /juin /2006 18:22





A L'AUDITORIUM DE LYON

Le public, très nombreux, applaudit l'arrivée du Choeur de Bernard TÊTU, tous traditionnellement vêtus de noir, puis le premier violon, Genifer Gilbert.
Je suis avec intérêt la recherche de l'accord des instruments d'abord  un peu dissonant jusqu'à un unisson parfait.
Le grand orgue de Lyon est présenté, il est assez réputé. Ce soir il est éclaré des couleurs de l'arc-en-ciel.



L'orchestre, dirigé par Jun MÄRKL, attaque par une thème très connu, (je ne peux vous le dessiner, c'est dommage) montée en glissando,  puis retombée sur deux notes graves (je ne suis pas sûre d'être bien claire).

Cet ALLEGRO MAESTOSO est une marche un peu funèbre, éclatements des cuivres, puis apaisement, un cor (?) seul suivi du chant doux des cordes, appel des cuivres, reprise du thème initial (il le sera plusieurs fois au cours de ce mouvement, sur différents modes, plus ou moins rapides). Eclatement des cuivres dans un ensemble imposant, qui me fait croire à la fin du mouvement (très béotienne), mais celui-ci continue en reprenant encore le thème avec douceur et force.

L'ANDANTE débute par une belle mélodie romantique et dansante interprètée par les cordes, de plus en plus rapide, sautillant sur la pointe des pieds.
L'orchestre continue, très malherien, puissant,  staccato accompagné par une flûte, le chant des cordes devient de plus en plus puissant, et prend fin avec charme sur un mouvement de valse et l'intervention très légère des harpes.

Le SCNERZO est très court, il est presque entièrement chanté par la mezzo-soprano Marjana LIPOVESK, vêtue de noir :

Ô petite rose rouge,
l"homme est en grande détresse,
L'homme est en grand tourment...
.......
Dieu me donnera une petite lumière
qui m'éclairera jusqu'à la vie éternelle bienheureuse!"

Immense FINAL, chanté au début par la mezzo-soprano, une belle mélodie simple, un chant étrange accompagné des cuivres,
puis la Soprano Marjana LIPOVESK (une ample jupe vert émeraude et corsage noir), accompagnée du violon solo et du choeur :

"Tu ressuciteras, oui, tu ressuciteras,
 ma poussière après un long repos

....
Le seigneur de la moisson va nous cuerillir par gerbes,
nous qui sommes morts !

Beau moment très mélodieux

Il est difficile de décrire la suite en détail,.Ce mouvement est extrèmement  malherien, , musique triste et belle, cor en écho, (le second était placé juste derrière moi) par deux fois, même effet avec orchestre dans le lointain, en coulisse, qui accompagnent les deux chanteuses, soutenues par le choeur d'abord souple et léger, puis hommes et femmes se répondant et se mèlant, annonçant la Résurrection.
Puissance de l'ensemble accompagné de l'orgue, tous les instruments interviennent dans un final très émouvant, avec cloches et gong, dans un ample tutti..

"Avec les ailes que j'ai gagnées je vais m'envoler! je mourrai afin de vivre, tu ressuciteras mon coeur.....
 (le texte serait de Gustav Mlaher d'après Friedrich Gottlieb Klopstock)


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