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  • : Le Monde de Juliette
  • Le Monde de Juliette
  • : mon parcours personnel vu au travers de mes peintures, à la fois journal intime et mini-galerie
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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 18:33

jbe-9

 

 

 

mémoire d’un regard oublié,

d’un regard éffacé,

perdu dans le temps et l’espace,

douceur lumineuse de l’oeil

jamais trouvée, jamais rencontrée,

éperdue de tendresse,

évaporée

 

mémoire d’un regard merveillé

doré de lumière pâle

éclaboussé de rêves

teinté d’éphémère

oublieux des regrets

 

 

juliette


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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 11:38

 

P1000439.JPG

 

Chaque matin je guette

Le  lever du jour

Sur le port et la terre

Entre les maisons basses, reposées

 

Tournant un peu la tête,

J’observe inquiète

Le temps du matin

Bise du nord ou calme plat

 

L'astre grimpé sur le toit,

Je surveille espèrante

Le sud prometteur.. peut-être

Des plages blondes

 

Impatiente j’attends

Moment d’avant l’entrée 

Sous la mer de brumes

Et de merveilles,

 

D’or et d’argent fondus

De chants et  de soupirs

De colères et d’appels

Du dernier soleil

 

juliette

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 15:10

orchidee1.jpg

 

VENEZ ! Je vous emmène dans un lieu presque secret que j’appelle « l’étage » mais qui est plus précisément « l’atelier » et surtout « la véranda »

Quand je l’ai fait installer, je n’avais que le besoin d’un endroit bien éclairé pour peindre, mais il m’est vite apparu comme le lieu idéal pour « élever » des plantes, surtout exotiques.

 

Auparavant c’était une terrasse assez grande, inutile hiver comme été parce que trop chaude ou trop froide. Le sol est pavé, une avancée du toit avec ses poutres à l’ancienne en couvre une partie et tout le reste est de verre et d’aluminium. Bien sûr protégé d’une tente écrue.

 

J’y ai tout d’abord installé les plantes de la maison, Ficus, Potos,        

côté ombre, bougainvilliers, ibiscus, dipladénia, plantes grasses et épineuses, côté soleil.

 

Les orchidées, sont venues plus tard, mais ce fut un coup de foudre, surtout lorsque je les ai vu vivre.

Elles sont souvent mauves, violettes, blanches à coeur rose, mais aussi prunes, jaunes.

Dans la nature, ces fleurs tropicales poussent dans très peu de terre, ou au creux d’un arbre, ont des fleurs rampantes. Mais celles que nous domestiquons ont la tête soutenue par un tuteur.

On les élève dans un petit pot rempli d’une terre allégée d’écorce , on les mouilles légèrement d’eau sans calcaire (pout elles je recueille l’eau de pluie) et surtout pas de soleil.

 orchidee2.jpg

Au fil des années je les ai multipliées…..

Ce qui me fascine chez elle, c’est leur lenteur de pousse et de floraison.

Naturellement elles sont en fleurs en mars dans nos régions. Dés février on voit apparaître un petit bouton vert plus clair que leurs nombreuses racines bleuées et serpentines. Lentement elles se réveillent une et à une, allongent leur tige fragile pendant un mois ou deux, les boutons apparaissent, grossissent et se multiplient, et un jour apparaît la première fleur !!!!

 

J’annonce la nouvelle à la cantonade…Mes orchidées sont fleuries !

 

Je les veille, je leur parle,  je tâte leur terre, jaugeant l’humidité, je surveille le soleil qui ne doit pas les atteindre, bien qu’elles aient besoin d’être baignées de lumière.

Elles n’ont pas d’odeur, je dirais presque heureusement car elles sont une vingtaine à dresser leur tête fleurie souple et gracieuse.

 

Ce qui me fascine : leur longue et indéfectible présence pendant plusieurs mois, jusqu’au début de l’automne. Elles peuvent vivre des années sans demander de soins particuliers si ce n’est une présence fidèle et amicale

 

L’hiver, toujours vertes et drues je les veille et nous attendons ensemble que le printemps ramène le miracle.

 

Qui suis-je ? :Une amoureuse d’orchidées….

 

Juliette

 

 

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 00:01

 

 

 

 

sommeil2.jpg

 

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 17:38

 

  ju-jeune425-copie-1.jpg

 

"Ce matin, comme tous les matins, je prends mon journal habituel  « Le Monde », je le déplie et je découvre alors avec surprise que mon portrait se trouve en première page .


Où ont-ils trouvé cette photo, j’y suis plus jeune, avec mes longs cheveux.

En titre, mon nom de peintre, suivi de ce commentaire  « La veuve consolable »……

Est-ce possible ? Je ne me souviens de rien !

Effectivement, Il n’est pas à la maison.. s’il était mort je le saurais, mais puisque « Le Monde » écrit en première page que je suis veuve…..

Et il n’y a qu’une Juliette Beaudroit, et c’est bien mon visage….. Cela ce serait-il produit autrefois, quand nous étions plus jeunes, mais depuis nous avons eu d’autres enfants…..Ce journal si sérieux n’a pas pu faire une blague aussi énorme, je vérifie la date, ce n’est même pas le 1er Avril !

Bon, d’accord, on ne s’entend pas toujours très bien, comme beaucoup de couples, mais je ne l’ai pas fait passer de vie à trépas même si parfois…… j'y pense.

Je pose le journal vivement et je me lève….

Ah ! je dormais, et il est là à mes côtés. C’était un rêve, pas vraiment désagréable après tout……

 

juliette

Pour les « Croqueurs de mots »

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 09:34

 

 Dame.au.chatcarte3.jpg

 

Comme il paraît bien rangé et sage mon sac violet, tout semble y être parfaitement organisé…..

Oui, la monnaie est dans son gousset….

Les billets  dans le portefeuille mais ne sentez vous pas ces effluves de nostalgies, ces images du passé là et là… Quel est ce visage long, fermé aux yeux baissés, comme absent . S’il me regardait, il aurait un regard triste, avec me semblait-t-il toujours des reproches, des appels, Et chaque fois que je le vois, je me souviens…. Les scènes douloureuses, les pleurs, des baisers jamais, des sourires rares.

Pourquoi est-il là?

Parce que je ne peux le quitter.

Et il y a caché derrière, des feuilles pliées couvertes d’étranges petits dessins ; compréhensibles pour moi seule, que je regarde parfois, il font toujours un peu mal…. Je me suis aperçue que le temps les efface. Non ! n’emportez pas mon souvenir…petit-homme1.jpg

 

                                                                                        (maman j'ai perdu la tête)

 

Mais quel est cet autre visage en face, rose et gai, sourire malicieux, regard pétillant. Celui qui console peut-être….

 

Évidemment il y a dans la poche du centre les « papiers » indispensables, et la carte de visite que j'ai créée

 

Bien caché derrière une fermeture éclair un petit fouillis révélateur pour celles qui questionnen.

Ces petites graines blanches et rondes pour un cœur défaillant,  et dans cette adorable boite en  quart de lune, décorée à l’ancienne ; années 30, quelques pastilles pour arrêter la toux intempestive des soirs de concert.

Un crayon et un carnet sans rendez-vous, un couteau !!! bien que ce soit un opinel, juste pour un petit repas pris « sur le pouce » avec des amis.

 

Des clés bien sûr, des lunettes contre le soleil, et la vue défaillante.

Tout cela retourne se cacher dans les poches multiples, toutes bien closes contre la curiosité, par une sage fermeture, dite éclair.

 

Juliette

pour "les croqueurs de mots"

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 08:54

Kairn.jpg

 

 

Nous étions las tous deux mais heureux de notre dure ascension. Devant le paysage grandiose qui s’étendait à nos pieds, nous nous sommes longuement embrassés, je devrais dire baisés, le mot est plus juste.

Car ensuite tu m’a prise dans tes bras ,tu as glissé tes mains sous mon pull-over, j’ai frémis et j’ai murmuré, « non pas ici.... Laisssons un souvenir plus noble. »

 

Et nous avons joué à celui qui trouverait la pierre bien plate et suffisamment large pour faire la base de notre « monument » à la gloire de la beauté.

Il fallait une dalle belle et large, même trois, nous les avons portées tous les deux,  et puis ce fut une gageure, il nous en fallait encore et encore.

Tu les déposais devant moi, j’entassais, je rangeais avec ferveur, et notre Kairn grandissait, nous le voulions très haut,  enfin tu m’a assise sur tes épaules et j’ai installé pierre à pierre, notre hommage à la montagne.

La dernière est tombée deux fois, tu criais « nous ne partirons pas tant que ce ne sera pas termine !!! »

Enfin, il est là notre beau Kairn…. Enlacés, nous l’avons baptisé avec du thé « Non ! ne brise pas mon thermo violet !« ,

Et nous sommes descendus en courant et en riant jusqu‘au refuge, où j’ai accepté tes caresses tant désirées…..

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 00:28

Pain-sans-petrissage--cuiss.jpg  

 

Mé Léonie,  notre arrière grand-mère maternelle, était une vieille dame, très alerte. Elle faisait tout dans la maison et le jardin

Et elle nous gâtait,

Ce que nous réclamions souvent, pendant nos vacances d’été, c’était des petits pains.

Pour ma sœur c’était un petit pain au lait, pour moi un petit pain de seigle aux raisins.

Elle ne disait pas toujours oui,  peut-être pour ne pas trop nous gâter, mais elle cèdait vite.

 

Alors nous traversions la Grand Place en courant devant elle, derrière elle, sautant, nous pendant à ses bras.

« Allons ties-toi* tranquille ! (ce n’est pas une faute de frappe, elle disait ties-toi et pas tiens-toi)

La boulangerie était à l’angle de la place à l’opposé de la maison du Grand-père Ernest. Il fallait parfois attendre un peu derrière une cliente…

Mais le régal était toujours le même.

 

La croûte craquante, la mie molle et un peu amère et sucrée, et « les raisins » ! Merveille des merveilles ces raisins !! sucrés et tendres, le goût fondant sous la langue….

Sur le chemin du retour, je prenais la main de Mé en sautant de plaisir.

Arrivées à la maison, je me précipitais sur ses joues ridées et si douces,je m’asseyais sur un petit tabouret à ses pieds et caressais ses bras maigres et ridés, « que tu es belle Mé, que tu es belle ! »

Et c’était vrai, malgré ses rides : avec son petit nez retroussé, son joli visage rond, ses cheveux tirés en chignon, et sa robe noire à petites fleurs, qui lui tombait jusqu’aux pieds.

Elle protestait bien sûr « Mais non, je ne suis qu’une peute vieille « 

 

Et j’ai toujours autant de plaisir à manger un petit pain aux raisins, quand j’a la chance d’en trouver

 

*

En patois

 » ties » pour tiens

 « peute » veut dire laide

 

 

(pour PAPIER LIBRE)

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 09:09

 

tendresse-vitrecassee.jpg "j.beaudroit"

 

Me revoici après.... des semaines d'absence sur le net.

La faute à un opérateur indélicat qui m'a fait supprimer ma ligne Orange pour en  prendre la place !

 

Mais j'ai combattu et je suis là, de retour,

juste après un article prémonitoire titré

ATTENTE

Je vais d'abord répondre à vos commentaires toujours chaleureux et me remettre à l'écriture

 

Cette séparation de vous a été un vrai traumatisme !

 

Juliette

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 07:17

 

 

Il court, il saute, petite boule brune, couleur d'automne...

 

 

ecureuil1.jpg

 

On croit qu'il s'amuse.. Oh ! Non! Il fait ses provisions pour l'hiver qu'il accumulera dans un trou d'arbre, connu de lui seul.

 

ecureuil2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous lui avons mis des boules de graisse încrustées de graines. Il les partage avec les oiseaux du jardin

 

 

 

 

 


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